Surévélation maison

Un peu d’histoire…

Agrandir sa maison n’est pas un phénomène nouveau.

En effet on peut lire sur les murs des anciennes maisons les multiples évolutions, plus ou moins réussies, qui témoignent des différentes époques et des moyens financiers dont disposaient les familles à l’époque des travaux.

Première date importante : le milieu des années 1980.

C’est une première date importante, qui a vu le phénomène des extensions de maison vivre un premier engouement, dû à l’augmentation du prix du foncier, et par conséquence le début de sa rareté.

On commence à trouver des solutions pour surélever des maisons qui n’ont pas de plancher porteur, mais simplement des charpentes en fermettes, ou charpentes dite industrielles ou encore à « l’Américaine » …

Les techniques en sont encore à leur prémisse, et le résultat esthétique n’est pas toujours très convaincant, de par les volumes créés, ou bien encore par les matériaux utilisés pour la façade, enduit de type RPE(revêtement Plastique Epais)  sur panneau bois/béton.

Extension ou surélévation ??

Lorsque l’on manque d’espace dans une maison, deux solutions existent pour créer des mètres carrés supplémentaires, la surélévation ou l’extension.

Mais comment choisir entre ces deux solutions ?

  • Tout d’abord la nature de la (des) pièce(s) à créer, car on ne proposera pas en toute logique d’installer des pièces de vie à l’étage…
  • Le PLU de la commune, les règles d’implantations des bâtiments et extension sur le terrain, les retraits à observer par rapport aux voisins, ou par rapport aux voies publiques, les hauteurs maxi constructibles, les emprises au sol…
  • Les possibilités d’intégration architecturales du projet sur l’existant (car on ne part pas d’une page blanche comme une maison neuve)
  • La logique de circulation à l’intérieur de la maison après rajout de ses nouveaux volumes.

Quelle que soit la solution retenue, si elle est bien conçue et bien construite, les mètres carrés rajoutés apportent immédiatement une valeur au patrimoine concerné, car le coût de construction reste inférieur au prix du m2 sur le marché de l’immobilier.

 

 

Autre date importante : la fin des années 1990.

C’est en effet à cette période que l’on voit l’ossature bois faire un grand pas en avant !

Les propriétaires se rendent compte des multiples avantages de cette technique, comme par exemple ;

  • L’absence de poteau, donc pas d’intervention en RDC soit en milieu habité
  • Chantiers bien plus propres et beaucoup moins invasifs
  • Durée d’intervention bien plus courte
  • Plus de souplesse dans la conception des projets, donc des projets mieux intégrés, plus harmonieux, plus audacieux.

Tous ces points permettent de continuer à vivre sereinement durant les travaux dans la maison, ce qui est particulièrement appréciable.

Ces avantages contribuent également à prendre le dessus sur la solution maçonnée qui est plus lourde, et plus longue à la réalisation sur site.

Comment se déroule un chantier de surélévation en ossature bois ?

  • La première opération sur site consiste à mettre en place la poutraison, c’est-à-dire l’ensemble de nos poutres qui va former une plateforme et constituer le plancher porteur au-dessus de votre actuel plafond, qui est conservé et renforcé à l’aide de nos poutres. Ces poutres vont également former une zone technique qui permettra de faire circuler tous type de gaine ; Evacuation sanitaire, climatisation, ventilation VMC…
  • Les opérations s’enchainent ensuite très rapidement, puisque les murs ont été fabriqués en atelier et sont donc déjà prêts. Nous les transportons jusqu’au chantier, où un engin de levage les attend pour les gruter à leur emplacement, ce qui demande environ une matinée.
  • Nous posons ensuite la charpente (fermette ou traditionnelle) et dans la plus-part des cas le chantier est hors-d ’eau grâce à l’écran sous-toiture dès la 1ère journée.
  • Les jours suivant servent à parfaire la mise hors-d ‘eau avec la pose des tuiles, des gouttières, des couloirs en zinc qui longent le projet.
  • L’installation des menuiseries peut ensuite démarrer. On estime le temps moyen d’un gros-œuvre compris entre deux semaines et deux semaines ½ selon l’importance du chantier ».
  • Toute la phase du second œuvre se déroule « par le haut » c’est-à-dire sans passage par le RDC. L’accès au chantier se fera par une des fenêtres de l’étage, et la liaison entre l’étage crée et le RDC se fera juste avant la pose de l’escalier, par la découpe de la trémie dans le plafond.

Quelles finitions sont possibles pour les murs extérieurs ?

• Finition en enduit identique à l’existant, avec un process inspiré de l’ITE (Isolation Thermique per l’Extérieur) qui consiste à appliquer l’enduit de façade sur un isolant.

• Pose d’un bardage, avec une très large gamme de produit :

– Bois naturel, lasuré, préservé, laqué
– Bardage composite, sans entretien
– Bardage métallique
– Bardage en panneau ( Fundermax, Trespass…)

Combien coûte un surélévation ?

Le prix d’un projet varie selon la surface créée et le niveau de prestation /m2 demandée.

Plus la surface construite sera faible, plus le prix du m2 sera élevé, et inversement pour des sur importantes, car on amorti les charges fixes, comme par exemple l’escalier.

Il faut tabler sur 2500 à 3000€ pour des surfaces inférieures à 25/30m2 et de 1800 à 2500€ pour de plus grandes surfaces.